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MENACE DE MORT, INJURES ET ACCUSATIONS GRAVES Pierre Goudiaby Atépa porte plainte: Ajouté le 27/8/2008 à 18:59
Le président du Collectif des cadres casamançais, Pierre Goudiaby Atépa a décidé de porter plainte contre Moustapha Bassène pour menace de mort, injures publiques, calomnies et accusations mensongères. Cest le Secrétaire général du Collectif des cadres casamançais, Moussa Cissé qui en a fait la révélation lors dune conférence de presse tenue hier, mardi 26 aoû
Le Collectif des cadres casamançais a, naturellement manifesté son soutien et sa solidarité à Pierre Goudiaby Atépa dont « les préoccupations majeures demeurent le retour définitif de la paix en Casamance, le développement de la région et le mieux être des populations », a ajouté le conférencier. Lorigine du différent entre Moustapha Bassène et Pierre Goudiaby Atépa, ce sont les divergences entre deux ministres, nées du problème de luniversité de Ziguinchor. Moussa Cissé a indiqué que « lobjectif de leur mentor dans cette médiation est que cette brouille puisse faire lobjet dun apaisement en conseil des ministres. Il sagissait pour lui déviter que des ministres de la République se donne en spectacle ». Le secrétaire général du Collectif a précisé que « Moustapha Bassène, prenant fait et cause pour lun des ministres, est à lorigine dagitations des étudiants contre leur ministre de tutelle qui sest personnellement beaucoup investi dans la création et le démarrage de luniversité de Ziguinchor ». Pour lui, « Moustapha Bassène ayant senti ses intérêts bassement matériels menacés a appelé Pierre Goudiaby Atépa comme vous avez pu lentendre dans la conversation téléphonique constituée principalement de menaces directes et virulentes dinsultes et de graves accusations aussi mensongères et injustes ». Alors que, a-t-il rappelé, « le but recherché par le conciliateur est que tout le monde se donne la main pour trouver des solutions aux problèmes posés ». Les mallettes dargent bloquent le processus de paix Le Collectif des cadres Casamançais a saisi loccasion pour revenir sur la crise au Sud du pays et son corollaire. Il a déploré la situation de ni paix ni guerre qui prévaut aujourdhui en Casamance et qui, de son avis, entraîne « toutes les formes de violence verbales et physiques, des mensonges, des calomnies, des invectives les plus sordides, la médisance, des crimes crapuleux ».Moussa Cissé a estimé quil est aujourdhui urgent que « les autorités du pays prennent leurs responsabilités, combattent résolument limpunité que lon veut ériger en système, mettent fin aux agissements des activistes qui vivent de la crise en Casamance en utilisant les deniers publics, les moyens du contribuable Sénégalais, apportent toute la lumière sur les assassinats notamment du sous-préfet Gorgui Mbengue, du président du Conseil régional, El Hadji Omar Lamine Badji, du chargé de mission du président de la République, Chérif Samsidine Dino Néma Aidara ». Lun des responsables du collectif a rebondi sur ces propos de son secrétaire général. Selon Benoît Sambou, « si le processus de paix bloque, cest quil est clair que des mallettes dargent traversent le maquis et quil y a des gens qui pensent que cest avec largent quon peut régler les questions politiques ou la lutte armée ». Le chargé de la communication de lAlliance Jëf-jël de poursuivre : « nous disons que ce nest pas comme cela que ça se réglera. Nous disons que nous avons lintelligence, nous habitons la Casamance, nous connaissons ceux qui vivent. Cest avec détermination et amour quon peut régler le problème Casamançais mais pas avec des mallettes dargent ». Source : Sud quotidien
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